
Une fois la dépose terminée, les artisans prennent le relais. Dans l’ancien, cette étape met parfois au jour des défauts invisibles lors de la visite initiale. Cela a été le cas pour ce chantier : quelques imprévus ont nécessité des ajustements avant d’entamer le gros œuvre.
Le chantier a révélé 3 problèmes structurels, impossibles à détecter avant la dépose :
Une fois les problèmes structurels résolus et les travaux de gros œuvre réalisés (remplacement des 2 Velux, création d’une dalle sur le plancher de la mezzanine pour accueillir la salle d’eau…), le second œuvre peut commencer.
Les cloisons sont construites dans l’ordre suivant :
1. Le plaquiste crée la première moitié de la structure des cloisons pour définir les volumes,
2. L’électricien et le plombier réalisent les réseaux en passant les gaines et les tuyaux,
3. Les menuiseries extérieures sont installées,
4. Le plaquiste pose l’isolation et ferme les cloisons.
Une fois les cloisons fermées, les bandes sont posées sur les cloisons en BA13. Vient ensuite la préparation des surfaces pour la peinture, avec le rebouchage des divers trous et tranchées. Le carreleur intervient en dernier, pour poser le carrelage au sol et dans les salles d’eau.
Pour les matériaux, le choix du BA13 varie selon les usages : classique pour les cloisons courantes, technique pour les zones nécessitant des fixations lourdes, hydrofuge pour les salles d’eau. Au soubassement des fenêtres, nous avons utilisé des carreaux de plâtre plutôt que du BA13. En effet, ce matériau présente la même consistance que les murs existants, ce qui évite l’apparition de fissures liées à l’utilisation de matériaux de nature différente.
Les imprévus découverts lors de la dépose ont allongé le temps d’intervention du maçon. Pour compenser ce retard sans décaler l’ensemble du planning, le carreleur et le peintre ont travaillé simultanément dans 2 zones distinctes de l’appartement. La superficie du bien (100 m2) le permettait sans qu’ils se gênent mutuellement.
Lors des rénovations d’immeubles anciens, certains défauts ne se révèlent qu’une fois l’appartement déposé. Il est donc conseillé de prévoir une enveloppe de 10 % du budget consacrée à ce type d’imprévus. Cette précaution permet d’éviter de bloquer le chantier à chaque mauvaise surprise.
Les imprévus font partie de la réalité d’un chantier de rénovation dans l’ancien. Anticipés et traités méthodiquement, ils n’ont pas compromis le déroulement des travaux. Le gros œuvre et le second œuvre sont aujourd’hui terminés : le chantier peut entrer dans sa phase de finitions.