
Après le gros œuvre et le second œuvre, le chantier entre dans sa phase de finitions. Peintures, sols, escalier et équipements s’enchaînent selon un ordre précis, qui demande une coordination étroite entre les corps de métier.
La préparation des murs
Elle comprend les étapes suivantes :
• Application d’1 à 3 couches d’enduit selon l’état du mur,
• Ponçage entre chaque couche d’enduit,
• Application de la sous-couche.
Cette étape conditionne la qualité du résultat final : en effet, un mur mal préparé laisse apparaître les défauts sous la peinture.
La finition
La finition commence par une première révision d’enduit, suivie d’un ponçage et d’une couche de peinture. Une seconde révision d’enduit, plus légère, est ensuite réalisée, puis un nouveau ponçage avant la couche de finition.
Pour les murs présentant beaucoup de défauts, 3 couches de peinture peuvent être nécessaires.
Pour ce chantier, nous avons utilisé une peinture acrylique velours de couleur blanche. Ce type de peinture est facilement lessivable, ce qui s’avère pratique dans un logement familial. Le blanc apporte également de la clarté à l’appartement, qui manque de lumière naturelle.
Nous avons volontairement interrompu la peinture le temps de réaliser le ragréage des sols. Cette étape de préparation permet d’obtenir des sols parfaitement plans et nécessite au minimum 2 semaines de séchage. Avant de poser les parquets, nous avons mesuré l’humidité des sols pour être sûrs qu’ils soient bien secs.
La coupe du parquet génère beaucoup de poussière. Dans cet appartement sans extérieur, la gestion de la poussière demandait une organisation particulière. Nous avons donc dédié une pièce qui n’avait pas encore été peinte à la découpe du parquet. Cette solution permet de limiter la zone concernée par la poussière.
Une autre méthode consiste à peindre après la pose des parquets. Nous n’avons pas retenu cette option, car protéger l’ensemble des sols nous aurait pris environ une journée dans cet appartement de 100 m². De plus, la protection ne supprime pas tous les risques de dégradation du parquet. La méthode que nous appliquons présente un autre avantage : en cas de retouche ultérieure, seule la pièce concernée doit être repeinte, et non l’ensemble du logement.
L’escalier a été posé pendant la phase de préparation de la peinture, avant les sols. Il s’agit d’un escalier métallique dont les marches comportent des caissons. Le parqueteur est intervenu pour habiller les caissons avec du parquet, en continuité avec le reste de l’appartement.
Le garde-corps de l’escalier, réalisé sur mesure, a été posé par le menuisier une fois les peintures terminées.
Le parquet retenu pour ce projet : un chêne massif vitrifié. Nous avons effectué une pose collée à coupe perdue. Le principe de la coupe perdue : à la fin d’une rangée, le morceau de lame coupé est réutilisé pour commencer la rangée suivante. Les joints sont donc décalés naturellement d’une rangée à l’autre.
Le duplex comporte 2 espaces d’eau.
Au rez-de-chaussée, la salle de bain familiale est équipée d’un meuble à double vasque et d’une baignoire pour les enfants. La baignoire est complétée d’une robinetterie douche et d’un pare-bain, ce qui permet également d’y prendre des douches.
Dans la mezzanine, la salle d’eau dispose d’un meuble vasque de faible profondeur, choisi pour optimiser l’espace disponible. La douche est équipée d’un banc, qui apporte du confort et donne une impression d’espace.
L’ensemble de la robinetterie est satinée plutôt que chromée, en cohérence avec les choix esthétiques des propriétaires.
Une fois les peintures terminées, les autres corps de métier sont intervenus pour la pose des équipements :
• L’électricien a installé les radiateurs électriques à inertie, les prises, les interrupteurs et les spots.
• Le plombier a posé les vasques, la robinetterie, les miroirs et les meubles de salle de bain.
• Le menuisier a installé les aménagements de placard sur mesure dans la mezzanine.
Ces interventions occasionnent presque toujours de petits accrocs sur les peintures, notamment lors de la manipulation d’équipements lourds. Le peintre est donc revenu en fin de chantier, une fois que tous les intervenants avaient terminé. Une journée de travail a été nécessaire pour ces reprises finales.
Malgré les imprévus rencontrés lors du gros œuvre, le planning a pu être tenu grâce à l’anticipation et à la coordination entre les différents artisans.